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  • : Un vrai souci éthique nous ouvre des chemins nouveaux, j'en suis convaincu.La Centrafrique est appelée à voler au-dessus du monde de la fatalité pour entrevoir le monde du progrès et du développement qui ne peut faire fi d'une éthique...
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Vendredi 28 octobre 2011 5 28 /10 /Oct /2011 01:52
Bonjour Ita ti mbi Adrien !
Je voudrais commencer mon propos par vous féliciter et encourager pour tout ce que vous faites pour la visibilité de la République centrafricaine à l'extérieur. J'ai suivi plusieurs de vos interventions ici et là et j'en ai toujours apprécie l'effort à l'objectivité qui demeure cette ligne de fond qui traverse toutes vos interventions. Vous savez, j'ai une certitude que: tout ce qui s'élève converge vers le bien. J'ai finalement l'impression que nos chemins se croisent, surtout en ce qui concerne cette révolution par la pensée dont a besoin notre cher et beau pays, la République centrafricaine.
La RCA n'est pas condamnée à vivre éternellement dans un monde de fatalité où l'humain est abandonné à la solde des caprices malicieux d'un groupe de pervers et d'insouciants, sous la gouverne indolante d'un regard putschiste. Tout comme vous, je suis très peiné pour notre pays la RCA: qu'avons-nous fait à l'histoire? Qui nous délivrera de ce "Kpalé"? Et en cela, je pense que votre future pièce théatrale tombera à point nommé pour faire le diagnostic de cette république bananière devenue le nid et le royaume d'une caste insouciante, abandonnée aux mains d'une soldalesque rustique, brutale, insensée et arriviste.
La révolution ne passe pas seulement par les armes. Pour nous intellectuels, je pense que notre seule et efficace arme, c'est le LOGOS. La raison doit nous guider comme une boussole dans la forêt noire où l'être vit sa déréliction, car jeté. Je pense qu'avec la raison et avec raison, nous pouvons prendre nos plumes et porter un autre regard critique sur ce pays délaissé qu'on aime tant.
Je suis le frère Justin NDEMA, de la Congrégation des Pères Dominicains (Prêtre de l'Eglise catholique). J'ai quitté le pays depuis 2003, mais j'y repars pratiquement tous les deux ans. Je suis Doctorant en Philosophie à l'Université Catholique de l'Afrique de l'Ouest à Abidjan et aussi en Master à l'Université Catholique d'Afrique Centrale à Yaoundé. Je suis donc entre Abidjan et Yaoundé. Je viens de rentrer des vacances à Bangui: mais avec quelles impressions? Je vous avoue que c'est avec beaucoup d'amertume que j'ai revu Bangui au mois d'août passé. Bangui est devenue une ville désolée et tristement noire. Elle me paraît être la ville la plus sale et la plus pauvre au monde. Bref, c'est avec des larmes aux yeux que j'ai pris mon vol de retour. Je me suis posé la question: mais jusques à quand ce peuple va t-il continuer de croupir dans cette misère incacceptable, alors qu'une engence d'inconscients se taille la part du lion.
L'objectif de mon mail est d'abord amical. Je voudrais bien correspondre souvent avec vous, échanger des réflexions constructives quant au take off de notre pays. Je profite de la même occasion pour vous féléciter à cause de votre bonne initiative suivie sur la Radio Ndeke Luka. Je vous laisse aussi l'adresse de mon Blog: http://ethos-centrafricaine.over-blog.com/
Beaucoup de courage et continuons de porter notre pays dans le sanctuaire de la pensée où aucun dictateur ne peut y accéder, car disqualifié d'office.
Puisse Dieu vous bénir et bénir la République centrafricaine.
Frère Justin NDEMA, OP (Dominicain)
+237 79 35 32 42


Par Fr Justin Op - Publié dans : africatime.com
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Mercredi 27 janvier 2010 3 27 /01 /Jan /2010 11:30
Scale of justice.svgNul ne peut douter que nulle part aucun peuple a construit son histoire avec du sang. Les
grandes nations (voire les grands hommes) sont celles qui ont  toujours renoncé à leur velléité à la violence. Cette assertion semble ne pas concerner la pouvoir de Bangui qui n'arrive pas encore à sortir de l'univers macabre où il jouit et se réjouit, pensant être le tout puissant, parce que entouré de ces "vautours" politiques. On a beau être fort et criminel, mais nous ne pouvons jamais nous dérober au tribunal de notre conscience.

Dans un état de droit, tous les citoyens ont droit à la justice (au sens grec de Dikè). Aucun homme d'Etat n'est au dessus de la loi. Et partant, aucune raison d'Etat ne peut justifier le meurtre d'un citoyen, quelque soit son délit. En droit, il est dit qu'avant le verdict des juges, tous sont présumés innocents. Comment alors comprendre le fait que les autorités centrafricaines aient pu se dérober à ce principe ''justiciel'' pour se livrer  à la torture d'un présumé innocent avant le verdict.

Nous fustigeons le mutisme et les incohérences du pouvoir de Bangui sur l'affaire de ce colonel Centrafricain, qui aurait pu mériter la justice que la torture sauvage infligée par la soldatesque de Bangui et de Bossambélé. Notre regard extérieur, voit une situation explosive qui risquerait de mettre à mal le processus de paix amorcé par Bangui. La mort avéré de ce colonel entraînerait inéluctablement un regain de violence et ouvrirait ainsi la boîte de pandore de la rébellion .  Nous suivons depuis quelques jours l'évolution de la soit disant ''disparition'' de cet  homme d'Etat qui s'était rebellé par protestation. Ce que nous retenons, c'est qu'il y a un silence coupable de la part de Bangui.

Dans tout cela, c'est le pauvre peuple centrafricain qui en pâtit. Nous pensons qu'au lieu du SANG, c'est dans le SENS qu'on bâtit une nation. Le SENS ici, implique donc le courage de faire  perpétuellement un saut au-delà  de la lugubre force de thanatos(mort) qui habite en nous.

Fr. Justin, op. 

 
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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 00:00
La Centrafrique est-elle un Etat souverain ? Si oui, comment comprendre l'agression perpétuelle de son territoire par une bande de voyous, dirigée par ce criminel de Joseph Koni? C'est vraiment avec un pincement de coeur que je convoque les autorités militaires de notre pays à une conscience nationale. C'est peut-être à jamais le moment de montrer ce qu'être Centrafricain. Nous n'allons pas continuer de rester passifs pendant que ces désoeuvrés étrangers bûlent nos maisons, emportent nos biens, violent nos mamans, nos soeurs. C'en est trop. L'heure est à la justice. Le gouvernement de Bangui n'étant pas encore démissionnaire a tous les intérêts d'assoir l'autorité de l'Etat sur tout l'étendu du territoire national. Je fustige aussi la surprenante passivité de la communauté internationale devant le massacre de mes compatriotes par une bande d'étrangers.  Je me donne le droit d'interroger réellement le rôle de la mission des nations unies en Centrafrique. Suffit-il de rouler les grosses voitures dans la ville désolée de Bangui et à la fin du mois faire des rapports mensongers pour se faire des fortunes? Sachez que vous serez jugés  vous-mêmes par le tribunal de votre conscience.

En attendant le vote des bêtes sauvages, les Centrafricains et les Centrafricaines doivent déjà penser à mettre la question de la souveraineté  et de la sécurité nationales de la RCA au coeur des compagnes électorales.  Je voudrais mettre en garde  ces politiques, qui par leur goût assoifé du pouvoir risqueront de perturber encore la relative paix du peuple centrafricain, de bien vouloir s'entendre entre eux et proposer un projet de société réfléchi. Sachez-le bien: l'histoire d'un peuple ne s'écrit pas dans le sang, mais plutôt dans le sens.

Fr. Justin op.
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Dimanche 10 mai 2009 7 10 /05 /Mai /2009 14:10
La vie reste une valeur sublime que nul n'a le droit d'annihiler même au bénéfice d'ignorance. La cruauté bestiale recemment commise au marché à bétail ne peut que nous interpeller et nous pousser à sortir de notre silence. Ne rien dire à ce sujet revient pour nous à consacrer et à pactiser  à cet acte honteux, odieux et maccabre que la ville de Bangui vient de connaître. La déchéance humaine est entrain de se hisser dans la hauteur de sa bassesse dans la société centrafricaine. Emmanuel Levinas disait "Même le chien reconnaît l'humain en l'homme". Partant de cette affirmation, nous ne pouvons que fustigier cette béliqueuse et malheureuse abjection humaine. N'est-ce pas la haine de l'Autre qui a conduit à cette abjection ? Si le sang des bêtes égorgées quotidiennement ne cri pas justice, que nous sachions dorénavant qu'aucun sang humain ne cessera de monter dans la vapeur et la nuée en lamentation justicière jusqu'à ce que justice soit faite. Cette Justice nous rattrapera au terme malheureux de notre marche inhumaine sur la terre des vivants. Nous sommes persuadés aussi que le prix de  150 boeufs ne peut payer une goûte de sang humain versé par l'usage assassin d'un couteau. La violence n'a jamais été une bonne option car elle ne peut que faire signe à une autre violence.
Si la responsabilité de ces événements malheureux sont attribués à leurs auteurs assassins, à ces tueurs d'hommes, à ces canibales aveuglés, il reste cependant une question de fond: comment est-on en arrivé là ? Qu'avaient fait nos autorités politiques et militaires pour empêcher cette haine et cette abjection ? Sommes-nous encore vraiment dans un état de droit ? Lorque la justice devient populaire, le pouvoir judiciaire a t-il encore sa raison d'être?  Nous pensons que c'est à jamais le moment pour nos autorités de s'interroger sur la question de l'efficacité de nos forces de l'ordre dont la vocation première est de protéger la vie de la population. Nous pensons également que c'est aussi le moment  à jamais de nous interroger sur la place de l'éthique dans notre société centrafricaine. Si au nom d'une certaine idéologie religieuse l'usage de couteaux est de mise dans certains milieux, cela ne doit pas devenir une norme pour la société centrafricaine. Notre éthique première, primaire et originelle ne nous a jamais appris à égorger l'Autre comme si on égorgeait notre bête. Dans la pleure et le souci patriotique et éthique nous en appelons à notre Etat d'assumer ses responsabilités et surtout de veiller sur la vie de ses populations.

Fr Justin, op.
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Mardi 28 octobre 2008 2 28 /10 /Oct /2008 11:30
A l'heure où les bourses financières s'éffondrent ici et là de par le monde, il est plus que légitime de s'interroger sur l'avenir de la paix en République centrafricaine. La paix est-elle une utopie ou un projet pour le peuple centrafricain? Mais qu'est-ce qu' un pro-jet si ce n'est pas ce qui est jeté devant nous et qui nous rappelle sans cesse notre être-en-devenir.

La République centrafricaine en dépit de ces potentialités minérales et énergétiques n'est pas à l'abri de la nuit financière que traversent les grandes économies de par le monde. En effet, ce pays aussi vaste et aussi riche qu'il soit, vient très loin derrière le Congo Brazzaville. Le  budget de Congo Brazzaville  à 2000 milliards en 2008 vaut  13 fois plus celui de la Centrafrique qui n'a qu'un pauvre budget de 150 milliards. Quelle infamie et quelle injustice la nature impose t-elle encore à la Centrafrique? Bref, sans avoir la prétention de se passer pour un expert en économie, notre intention est de montrer que la Centrafrique est bien exposée à cette crise économique à dont le monde est entrain de faire face. Face à un tel danger quelle politique préconisent-elles, nos autorités politiques. Nous pensons que cela renvoie à un autre problème fondamental: la paix. Il n'y a pas de développement sans la paix. La paix est l'instant qui pousse les bonnes volontés à se dire, à se poser sans s'imposer pour le bien du peuple centrafricain. La paix nous appelle à aller à sa rencontre par le biais d'un geste sacrificiel de nos pauvres intérêts, éphémères qu'ils soient.

Nous en appelons à une tenue urgente de ce dialogue inclusif qui ne fait que trop durer dans le temps. Une paix retrouvée pourra aider la Centrafrique  à faire plus d'attention au contexte économique mondial afin d'éviter que l'économie de ce pays, déjà aussi pauvre, puisse voler en éclat !

Fr Justin op.
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Mercredi 6 août 2008 3 06 /08 /Août /2008 09:00
Elle est maintenant ostensible, la mauvaise volonté de nos hommes politiques à prendre résolument la voie de la paix. De report en report, nous sommes dorénavant à la phase de retrait des uns et de la non-concession des autres. Où va donc la Centrafrique ?Qu'est-ce que le peuple de  ce pays enclavé a-t-il fait  tant  de mal pour être aussi redevable à  l'histoire ? D'où nous viendra cette justice qui voudrait que  tous les Centafricains aient leur dignité à la face du monde ? L'éternelle justice accepterait-elle toujours de voir tout un peuple pris en otage par une engence d'égoïstes ? Nous sommes certains que l'histoire est juge d'elle-même.

Nous avions déjà dit dans notre article précédent que seul le dialogue, le pourparler, le forum peut être une arme efficace pour éliminer l'égoïsme, demeure des velleités et des intentions bélliqueuses. La paix est facile à détruire, mais très difficile à construire. Voilà pourqoui il nous faut un vrai sursaut. Le sursaut come cela même qui nous met en avant et au-dessus de nous même. Ce n'est que par là que toute entreprise de dialogue est possible. Parlons entre-nous, servons-nous de notre bon sens et entrevoyons la paix qui nous fait signe à l'horizon. Une sagesse centrafricaine dit ceci:" Après la bataille  des éléphants, ce sont les herbes qui en pâtissent". Cela est encore vrai pour le peuple centrafricain aujourd'hui, otage de l'égoïsme. Notre réflexion se veut un véritable plaidoyer pour les Centrafricains. Nous vous prions de libérer ce peuple qui doit payer à l'histoire un lourd tribut dont il n'a jamais été à l'origine si ce n'est pas que cette engence politicienne incrédule, aveuglée par les intérêts partisans.

Nous pouvons dire avec notre cher papa fondateur que " l'heure a sonné" pour bâtir une Centrafrique nouvelle. Et cette construction n'est possible que si chaque Centrafricaine et chaque Centrafricain apporte un morceau de pierre à l'édifice. Ces morceaux de pierre sont les volontés droites que nous devons manifester, et la bâtisse aura pour nom la Paix.

Fr Justin op.
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Vendredi 11 juillet 2008 5 11 /07 /Juil /2008 12:49

Les Banguissoises et les Banguissois sont entrain de vivre depuis quelques semaines le chaos originel. Tout porte à voir un pays plongé depuis quelques jours dans une existence apocalyptique terrible. Disons que Bangui a mis son manteau noir comme pour dire ce que la Centrafrique mère porte au-dedans d'elle. Le noir de Bangui n'est-il pas la révélation d'une vétusté sévère?

Lorque nous méditons un instant, nous voyons qu'il est bien évident que le noir de Bangui vient mettre au jour ce que la Centrafrique porte en elle. Le noir, nous le savons, est le lieu où la lumière fait défaut. Et dans un lieu où la lumière vient de manquer, nous ne pouvons que faire l'expérience d'une existence anonyme. Nous avons, en effet, l'impression de vivre une vraie déréliction éidétique. "Dans la nuit noire, l'être est jeté !", disait déjà le philosophe allemand, M. Heidegger. Le noir, c'est le lieu de non volonté sous tous ses aspects. Dans le noir, l'initiative tire sa révérence et le Verfallen(chute) économique refait surface. Le noir traduit le degré de la misère d'un peuple, un peuple à l'apparence délaissé. Le noir est un  agrégat permettant de jauger la montée vers les hauteurs basses (disait Héraclite). Au fond, si le noir de Bangui ex-pose( poser à l'extérieur) le degré d'une popérisation inacceptable, d'autre part il est une révélation notoire d'une vétusté chronique amère et sévère. Un tel degré de vétusté non combattu, dans un avenir proche, ne peut qu'avoir des conséquences désastreuses sur l'économie de ce pays déjà si fragile. Et il va être évident que nous assistions à ce que les Economistes appellent: un effet d'entraînement. En d'autres termes, nous allons assister à une cohorte de malheurs: le manque d'énergie électrique entraîne un manque de production; un manque de production entraîne un manque de consommation et puis le malaise social généralisé, instance où la souveraineté du peuple retrouve son lieu originaire qu'est le peupe lui-même.

Nous pensons que le noir de Bangui est cela même qui vient nous dire la traversée du désert d'un peuple. Ce noir doit nous ouvir les yeux au lieu de nous rendre davantage aveugles, incapables d'en voir un signe avant coureur. Le noir est la mère des maux. Préférons donc la lumière car, selon Platon, " la lumière est le royaume du Bien"


Fr Justin o.p.

Par Fr Justin Op
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Mardi 1 juillet 2008 2 01 /07 /Juil /2008 20:14


L'Etat étant une réalité humaine ne peut se soustraire à aucun principe du logos. Ceci dit, dans le cas qui est le nôtre, il s'agira de voir si l'interventionnisme étatique n'a-t-il pas besoin aussi d'une main invisible. Notons d’ores et déjà que la théorie de la main invisible affirme que si chaque consommateur peut choisir délibérément ses achats et si chaque producteur peut choisir  librement les produits qu'il vendra et la façon de les produire, alors le marché évoluera vers une situation mutuellement bénéfique pour tous les agents économiques.

 

Nous le savons, l'idée gisant-au-fond à cette théorie est que le penchant égoïste des individus va conduire chaque individu à se comporter d'une manière qui sera bénéfique pour la société. Et du coup, nous pouvons parler d'un effet d'entraînement et la ‘‘main invisible’’ nous ouvre à un horizon éthique. Partant, les firmes choisiront les méthodes de production les plus efficaces afin de maximiser leur profit. Les prix de vente sont réduits sous l'effet de la concurrence sur les marchés. Les agents investiront dans les industries qui ne parviennent pas à satisfaire la demande et qui fournissent donc les retours sur investissement les plus élevés.
Il est alors obvie que tous ces effets auront lieu, ipso facto, sous l'effet d'une "main invisible". Cette théorie ne s'appliquera plus lorsque des actions des agents produisent des externalités. Dans ce cas, l'intervention de l'État est alors nécessaire. Disons que l'externalité ou effet externe désigne une situation économique dans laquelle l'acte de consommation ou de production d'un agent influe positivement ou négativement sur la situation d'un autre agent non-impliqué dans l'action, sans que ce dernier ne soit totalement compensé/ait à payer pour les dommages/bénéfices engendrés.

 

Notre réflexion a finalement vocation de faire un lien nécessaire entre la théorie de la "main invisible" et l'interventionnisme étatique. La mise en tension de ces deux concepts nous révèle alors qu'un regard croisé sur eux nous ouvre indubitablement à l'éthique. Et l'éthique c'est cela même qui nous met au-dessus des conséquences parfois fâcheuses d'un libéralisme non-éthique, sans foi et ni loi .          

 

Fr. Justin op.  

ndemajustin@yahoo.fr

Par Fr Justin Op
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Mardi 17 juin 2008 2 17 /06 /Juin /2008 12:25

 

Une lecture attentive des grands événements de notre siècle laisse entrevoir plus ou moins une déliquescence latente des valeurs humaines. Du nord au sud et de l’est à l’ouest, l’homme jette sur l’homme un voile terrible de déshumanisation créant ainsi une barrière de méfiance. Ici et là des rideaux de fer et des mûrs idéologiques se dressent entre les nations et du coup s’installent les axes du bien et du mal. De l’hospitalité gratuite, nous sommes passés à une hospitalité choisie ou calculée. Le terrorisme ne cesse d’accroître avec ses drames effaçant la trame humaine de l’existence. L’homme sacrifié sur l’autel de la chosification se voit réduit à un simple objet. Ce tableau sombre relevant en filigrane la déchéance des valeurs humaines, soulève la question de l’accueil de l’autre.

 Le d’abord-humain comme réponse à l’Autre qui m’interpelle.

Une approche conceptuelle exprime à travers le mot accueil, l’idée d’une hospitalité. Du latin colligere qui veut dire cueillir, l’accueil n’est pas un écueil mais il consiste d’abord à cueillir l’autre, à se montrer son prochain. Autrui dans son errance dérélictionnelle appelle à la rescousse. Il s’agit ici d’un appel-réponse extra-catégorique, c’est-à-dire un appel fragile et neutre qui sollicite une réponse transcatégoriale rejoignant le d’abord-humain de l’homme. C’est ce mobile, ce d’abord-humain qui a permis au bon samaritain de poser un regard humain sur son hôte qui est son autre et qui le surprend par son appel passif à l’accueil. Le mouvement exodique effectué par le bon samaritain consiste à quitter le chez soi pour le chez lui. Dans ce mouvement les verrous de la méfiance sont sautés et la confiance refait surface et tient lieu de l’aire humaine où nous sommes convoqués par Autrui. Et qui est Autrui dans le mouvement de l’accueil ? Autrement dit « Qui est mon prochain ?». Autrui n’est pas seulement l’être-démuni qui vient pauvrement vers nous, mais il est et doit être celui vers qui nous nous sommes montrés le plus proche. La question de l’identité d’autrui dans le mouvement de l’accueil nous renvoie au d’abord-humain qui en ce sens prend acception de miséricorde, mode temporel de recontre d'autrui.

Un accueil calculé constitue alors un véritable écran à ce mouvement exodique qui originairement était inanticipable car, se fixant dans l’instant du présent, il nous arrache à toute éternité. Il est important de reconnaître que c’est à grand frais que cet exode pourrait être possible. La présence de l’Autre peut créer en moi la phobie d’une vacuité ontologique. Et LEVINAS a vu juste lorsqu’il se demande « Comment le Même se produisant comme égoïsme, peut-il entrer en relation avec un Autre sans le priver aussitôt de son altérité ? ». Et ailleurs il ajoute, comment le moi en tant que « L’étant peut-il entrer en relation avec l’autre sans laisser écraser par l’autre son soi-même ? ».

L’absolument autre c’est Autrui. Il ne fait pas nombre avec moi. La collectivité où je dis « tu » ou « nous » n’est pas un pluriel de « je » à en croire LEVINAS. Moi, toi, ce ne sont pas là des individus d’un concept commun. On note là une absence de patrie commune qui fait de l’accueilli ou de l’autre, l’étranger ; l’étranger qui trouble le chez soi. Mais étranger veut dire aussi le libre. Sur lui je ne peux pouvoir. Je ne peux pas non plus enfermer l’être-surgi dans une catégorie car il se situe lui-même dans une catégorie «transcatégoriale ». Il échappe à ma prise par un côté essentiel au nom de son ipséité. Moi, n’ayant pas de concept commun  avec Autrui, suis comme lui sans genre « L’un est pour l’autre ce que l’autre est pour lui ». Dans cette relation la primauté revient à Autrui qui est la manifestation du d’abord-humaim : « Autrui en tant qu’Autrui n’est pas seulement un alter ego, il est ce que je ne suis pas ». Au fond, accueillir Autrui revient à cueillir un visage. Le visage est expression, parole, demande, supplication, commandement, enseignement. Quand je regarde une personne, je ne vois pas ses yeux mais je suis transporté dans un au-delà qui me révèle l’idée d’infini que je ne peux trouver en moi-même. Pour LEVINAS, accueillir Autrui c’est accepter le visage. Et le visage est en l’homme ce qu’il y a de plus vulnérable ; mais c’est dans cette fragilité que s’inscrit l’impératif éthique. Sa première injonction est « Tu ne commettras pas de  meurtre », tu ne m’extrades pas, tu ne me rapatries pas, tu n’abandonnes pas l’homme tombé dans l’embuscade et jonchant dans son sang innocent, etc. A cet effet, la précision du philosophe  Ivoirien DIBI est de taille lorsqu’il pense que le visage peut désarmer car il me rappelle ma propre finitude. Par ailleurs WIESEL nous rappelle une vérité fondamentale d’expérience en ces termes : « Il est de coutume de penser que confronté à un enfant l’assassin lui-même perd ses moyens. L’enfant provoque en lui un retour vers l’humain ». C’est ce retour vers l’humain, appelé ci -haut le d’abord-humain, qui est l’accueil selon la compréhension lévinassienne du terme.

Le d'abord-humain s'avère alors être une voie indénialble du dialogue inclusif entre les Centrafricains, car au fond, se parler c'est rencontrer l'humain. Voilà pourquoi l'impératif de ce dialogue inclusif ne doit souffrir d'aucun  atermoiement belligérant.

Fr Justin, OP.

Par Fr Justin Op
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Lundi 9 juin 2008 1 09 /06 /Juin /2008 10:31


 
Personne ne peut douter désormais que la passion est un levier nécaissaire au ''Take off'' d'un pays. Par la passion nous sommes à même de tirer le futur vers le présent. Un peuple qui a de la passion vers les réalités sublimes se voit obligé de cohabiter avec l'ambition. L'ambition nous pousse à rattraper un futur manqué et logé désormais dans le passé. Mais qu'en est-il d'un peuple où la passion et l'ambition ne sont pas convoquées ou portées ? N'est-ce pas alors accpeter délibérement de se fermer aux horizons nouveaux?

L'expérience montre que celui qui se ferme aux ambitions s'accroupie sur lui-même et est incapable de voir les nuages qui planent au-dessus de sa tête comme pour lui rappeler que l'homme par le fait même de son humanité, est appelé à se hisser dans les hautes sphères où l'on peut entrevoir les paradigmes d'un développement vrai et durable. Nous devons avoir une passion positive qui nous permet de faire venir l'utopie à la réalité existentielle. Mais pour le Centrafricain, qu'est-ce que accepter de contempler les nuages comme horizons nouveaux, si ce n'est pas avoir honte de la précarité de sa chère Centrafrique ? Il n'est pas insensé de penser que la vétusté de Bangui, à tous les niveaux d'ailleurs, traduit ce manque d'ambition ! Il n'est pas aussi faux que l'ambition d'un peuple doit être portée d'abord par celui qui incarne ses espoirs(espoirs du peuple). "L'histoire d'un peuple est portée par les Grands Hommes", disait Hegel; Car:"Rien de grand n'a été accompli sans passion ni ne peut être accompli sans elle. C'est seulement une morale morte, voire trop souvent hypocrite, qui se déchaîne contre la forme en tant que telle de la passion" ( Cf. Encyclopédie, paragraphe 474, p. 272).

Finalement nous pensons qu'une passion positive à la hauteur d'une ambition peut être une bonne voie vers une éthique patriotique en centrafrique.

Fr Justin, O.P.

Par Fr Justin Op - Publié dans : africatime.com
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